Pas de flics à l'école

Contre le policier référent dans les collèges. Parents d'élèves de Clichy, citoyens, élus disons non ! Blog citoyen

07 juin 2006

Expulsion d’enfants de « sans papiers » : quelle honte !

La FCPE est scandalisée par l’intervention hier de la police dans une école maternelle de la Sarthe pour y soustraire deux enfants dont la mère était en situation irrégulière et les expulser immédiatement.

                                                                               
                              

La FCPE est scandalisée par l’intervention hier de la police dans une école maternelle de la Sarthe pour y soustraire deux enfants dont la mère était en situation irrégulière et les expulser immédiatement. Le jour même, le ministre de l’Intérieur se répandait dans la presse pour annoncer qu’il ferait preuve de clémence à l’égard des enfants en situation irrégulière scolarisés. Quel cynisme éhonté !

Une fois de plus, la circulaire du 31 octobre du même ministre de l’Intérieur est bafouée !
Une fois de plus, le droit à l’éducation pour tous est dénié !

Ces enfants étaient bel et bien scolarisés en France au moment de leur arrestation. A moins peut-être que les services du ministre de l’Intérieur ne considèrent pas la maternelle comme une véritable école ?

La mesure annoncée hier par le ministre de l’Intérieur à grands renforts médiatiques ne concernera qu’une petite minorité d’enfants de familles en situation irrégulière. De plus, elle établit une discrimination entre ceux qui auront la chance de remplir les conditions fixées et les autres. S’agirait-il d’une mise en œuvre du principe « diviser pour mieux régner » ?

La FCPE n’est pas dupe de telles annonces. Sa détermination est même renforcée par ce genre de méthodes. Elle ne baisse pas la garde et maintiendra toute sa vigilance cet été aux côtés du RESF, puisqu’une fois de plus le gouvernement pense profiter de la période estivale pour faire passer des mesures en catimini.

La motion adoptée par le congrès national de la FCPE, réuni à Périgueux du 3 au 5 juin, est plus que jamais d’actualité :

« Fidèle à ses valeurs et ses engagements, la FCPE refuse que les droits des enfants soient bafoués :
- Droit de vivre en famille,
- Droit à l’éducation.

Après le 30 juin 2006, le gouvernement risque d’expulser massivement des enfants scolarisés.

La FCPE réunie en congrès national :

- déclare apporter son soutien à ses adhérents et à toutes les personnes qui protègeront, par tous moyens, ces enfants en danger.
- exige la régularisation des jeunes majeurs scolarisés et des familles sans papiers ayant des enfants scolarisés. »

La convention internationale des droits de l’enfant est valable pour tous les enfants !

Posté par jeanmaceditnon à 21:49 - 3. LES PARENTS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


12 mars 2006

Pétition

      FCPE
UNION LOCALE CLICHY
            92

Non à la présence régulière d’un policier dans les collèges !
L’Education est la meilleure arme contre la violence.
C'est de personnels qualifiés dont le collège a besoin !


Au prétexte d'y "renforcer la sécurité", les élus de la majorité du Conseil général des Hauts-de-Seine ont adopté le protocole présenté par Nicolas Sarkozy le 24 février, permettant l'installation "à demeure" d'un policier dans 12 collèges des Hauts-de-Seine à partir du 1er mars.

Ces établissements des villes de Clichy, Courbevoie et Antony pourraient ainsi "expérimenter" ce dispositif, sur demande du chef d'établissement, en vue d’une généralisation à l’ensemble du département (après six mois). Dans ces collèges, ni l’équipe éducative, ni le Conseil d’Administration n’ont été consultés, mais 4 Conseils d’Administration viennent, préventivement, de se prononcer contre le dispositif.

Les missions confiées au policier "référent" (article 4 du protocole signé par l’Inspecteur d’académie, le Préfet, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique et le Président du Conseil général.), affichent des prétentions à la prévention (rappel aux règlements, participation à certains conseils d’administration et réunions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté ou "conseil en sécurité", sous la responsabilité du chef d'établissement), mais sont surtout directement liées à la fonction policière de répression : signalement d’incidents, instruction directe de plaintes suite à des « infractions » commises dans l’établissement, intervention auprès des élèves pour faire cesser tout trouble ou différent (article 5).

Elles n’apportent rien de plus en matière de prévention aux actions déjà initiées dans le cadre des Comités locaux de sécurité et de prévention (auxquels participent élus et principaux de collège), où des officiers de prévention interviennent déjà pour informer les élèves des rapports aux lois et aux infractions pénales.

Elles ne correspondent pas non plus aux missions habituelles des fonctionnaires de police, formés au travail en équipes. Ces fonctionnaires eux-mêmes ne souhaitent pas être envoyés dans les collèges pour y faire du chiffre sous forme de rapports et de procès-verbaux.

Ce dispositif, parce qu'il s’inscrit dans une politique sécuritaire stigmatisante pour les jeunes, entraînerait de graves confusions de repère en matière d’autorité et porterait atteinte aux missions éducatives de l’ensemble des personnels de l’Education Nationale (enseignants, chef d’établissement, vie scolaire). Il serait préjudiciable aux relations de confiance et à la sérénité nécessaires aux apprentissages.

Il constitue enfin une véritable provocation, alors que le gouvernement diminue encore le nombre d'adultes qualifiés dans les établissements : suppressions de milliers de surveillants et aides-éducateurs en trois ans, recours aux emplois précaires, baisse dramatique de postes aux concours de recrutements, diminution de dotations horaires dans tous les collèges et manque criant de postes d’infirmières, d’assistantes sociales, de conseillers d’orientation-psychologues, de conseillers principaux d’éducation.

 

Les signataires demandent le retrait de cette mesure. Ils réclament des moyens accrus en personnels qualifiés, pour permettre au collège de remplir ses missions :

contribuer à l’éducation, la formation et à la qualification des jeunes.

 

 

NOM

QUALITE

SIGNATURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Posté par jeanmaceditnon à 08:23 - 3. LES PARENTS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les collèges de clichy s'opposent à la présence d'un policier référent !

UNION LOCALE FCPE CLICHY

Le 24 février dernier le Conseil Général des Hauts de Seine, a décidé qu’un policier du commissariat de Clichy serait détaché de ses autres fonctions pour être présent régulièrement sur les deux collèges de la ville.

Il s’agit d’une expérience, pour 6 mois, qui sera appliquée également à Antony et à Courbevoie avant d’être généralisée à tout le département.

Il est question de renforcer la sécurité au sein des collèges.

La sécurité est-elle à ce point dégradée dans les collèges de Clichy, qu’il soit nécessaire d’y établir un policier ?

Les enseignants, les principaux, les conseillers d’éducation, les surveillants, les médiateurs et les assistants sociaux sont-il dépassés par les événements ?

Non, en aucun cas !

Les conseils d’administration des collèges Jean JAURES et Jean MACE se sont opposés à la présence régulière d’un policier dans les collèges. En effet :

  • Rien dans un collège ne justifie la présence régulière d’un policier en uniforme et armé. Des officiers de prévention interviennent déjà ponctuellement auprès des collégiens pour les sensibiliser aux lois qui les protègent.

  • Pour assurer efficacement leur mission d’éducation et de prévention, les collèges ont besoin d’un renforcement des équipes en place. La présence régulière d’un policier est une provocation à l’heure où le gouvernement supprime des moyens humains dans les établissements.

  • Le travail quotidien mené jusqu’à présent par l’ensemble des personnels s’en trouve discrédité et bafoué. L’autorité de la communauté éducative, y compris celle des parents, est remise en cause.

  • Le message adressé aux jeunes va à contresens de la philosophie éducative. Ne risquent-ils pas de se sentir considérés comme des délinquants en puissance que la police doit surveiller jusque dans l’Ecole parce que ceux qui sont chargés de les y encadrer ne sont pas à la hauteur ?

  • Le collège est, aujourd’hui, un lieu de tolérance et de respect de la vie privée. Cette confiance existante sera mise à mal. Le collège n’est pas une annexe du commissariat !

Malgré cette opposition des conseils d’administration, les autorités veulent appliquer la décision prise par le Conseil Général.

Afin de montrer que les parents, les enseignants et les autres personnels des collèges refusent la présence régulière d’un policier dans les collèges, nous nous retrouverons :

 

Jeudi 16 mars 2006 à 8h15

devant le collège Jean Macé

avant de nous diriger vers la Mairie de Clichy.

Posté par jeanmaceditnon à 08:20 - 3. LES PARENTS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mars 2006

LETTRE DE LA FCPE (Union locale de Clichy) à l'Inspecteur d'Académie

LETTRE DE LA FCPE (Union locale de Clichy)

A

Monsieur Claude MICHELLET
Inspecteur d’Académie

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Les conseils d’administration des collèges Jean JAURES et Jean MACE réunis les 24 et 27 février derniers se sont prononcés à propos du ″protocole départemental relatif à la mise en place d’un dispositif expérimental visant à renforcer la sécurité au sein des collèges des Hauts-de-Seine″.
Ils se sont opposés avec la plus grande fermeté, par le vote d’une motion adoptée à une large
majorité, à la présence régulière d’un policier dans les collèges.

Les membres de la communauté éducative réunis en assemblée générale mardi 28 février ont réaffirmé leur opposition à ce protocole pour les raisons suivantes :

• Rien dans un collège ne justifie la présence régulière d’un policier en uniforme et armé. Des officiers de prévention interviennent déjà ponctuellement auprès des collégiens pour leur rappeler les lois qui les protègent.

• Pour assurer efficacement leur mission d’éducation et de prévention, les collèges ont besoin d’un renforcement des équipes en place. La présence régulière d’un policier est une provocation à l’heure où le gouvernement supprime des moyens humains dans les établissements.

• Le travail quotidien mené jusqu’à présent par l’ensemble des personnels (principaux, professeurs, conseillers principaux d’éducation, assistants d’éducation, assistants sociaux, infirmiers, médiateurs, adulte relais, etc.) s’en trouve discrédité et bafoué. L’autorité de la communauté éducative, y compris celle des parents, est remise en cause.

• Le message adressé aux jeunes va à contresens de la philosophie éducative. Ne risquent-ils pas de se sentir considérés comme des délinquants en puissance que la police doit surveiller jusque dans l’Ecole parce que ceux qui sont chargés de les y encadrer ne sont pas à la hauteur ?

• Le collège est, aujourd’hui, un lieu de tolérance et de respect de la vie privée. Cette confiance existante sera mise à mal. Le collège n’est pas une annexe du commissariat.

Ils dénoncent aussi la méthode utilisée pour imposer dans l’urgence ce dispositif qui démontre le peu de considération dans lequel son initiateur tient la communauté éducative et les représentants des collectivités locales : aucune concertation préalable n’a été menée.

Ils s’inquiètent que le représentant et garant des valeurs de l’Education nationale soit signataire de ce protocole visant à faire rentrer la police dans un établissement scolaire.
Ils refusent que les collégiens subissent les conséquences d’une décision politique à visée essentiellement médiatique.

Ils vous demandent de faire respecter la volonté des conseils d’administration qui se sont exprimés contre ce protocole.

Dans l’attente d’une suite favorable à nos demandes, veuillez recevoir, Monsieur
l’Inspecteur d’Académie nos cordiales salutations.

Au nom de l’assemblée générale,

Catherine SAINTEMARIE  -  Philippe NICOLAS
12, rue Dagobert, 92 110 Clichy
ulfcpe.clichy@tiscali.fr


Posté par jeanmaceditnon à 14:14 - 3. LES PARENTS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Communiqué du 1er mars

Communiqué de la FCPE (clichy) 1/03/06

LES COLLEGES DE CLICHY S’OPPOSENT A LA
PRESENCE REGULIERE DU POLICER REFERENT !

Réunis les 24 et 27 février derniers les conseils d’administration des collèges Jean JAURES et Jean MACE se sont prononcés à propos du ″protocole départemental relatif à la mise en place d’un dispositif expérimental visant à renforcer la sécurité au sein des collèges des Hauts-de-Seine″.
Ils se sont opposés avec la plus grande fermeté, par le vote d’une motion adoptée à une large majorité, à la présence régulière d’un policier dans les collèges, pour les raisons suivantes :
• Rien dans un collège ne justifie la présence régulière d’un policier en uniforme et armé. Des officiers de prévention interviennent déjà ponctuellement auprès des collégiens pour leur rappeler les lois qui les protègent.
• Pour assurer efficacement leur mission d’éducation et de prévention, les collèges ont besoin d’un renforcement des équipes en place. La présence régulière d’un policier est une provocation à l’heure où le gouvernement supprime des moyens humains dans les établissements.
• Le travail quotidien mené jusqu’à présent par l’ensemble des personnels (principaux, professeurs, conseillers principaux d’éducation, assistants d’éducation, assistants sociaux, infirmiers, médiateurs, adulte relais, etc.) s’en trouve discrédité et bafoué. L’autorité de la communauté éducative, y compris celle des parents, est remise en cause.
• Le message adressé aux jeunes va à contresens de la philosophie éducative. Ne risquentils pas de se sentir considérés comme des délinquants en puissance que la police doit surveiller jusque dans l’Ecole parce que ceux qui sont chargés de les y encadrer ne sont pas à la hauteur ?
• Le collège est, aujourd’hui, un lieu de tolérance et de respect de la vie privée. Cette confiance existante sera mise à mal. Le collège n’est pas une annexe du commissariat !

Pour suivre leur scolarité les collégiens ont besoin de moyens éducatifs.


NON, à la répression, OUI, à l’éducation !



Posté par jeanmaceditnon à 12:50 - 3. LES PARENTS - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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