25 septembre 2006
PAS DE FLICS A L'ECOLE
07 juin 2006
Appel pour la défense des services publics - Manifestation et journée d'action le 10 juin
Nous, collectifs, organisations syndicales, associatives, politiques, Elu(e)s avec la Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement de Services Publics, nous appelons les franciliennes et franciliens à participer au rassemblement qui se tiendra le :
Samedi 10 juin 2006
Toute la journée de 10H00 à 16H00
place de la République,
Métro République
> 9H30 - 12H00 débats à la Bourse du travail pour la défense et le développement des services publics
> 12H00 - 14H00 pique-nique/barbecue, stands, débats et animations
>
14H00 à 16H00 « Faire Converger nos luttes », prises de parole et
témoignages d’employés des services publics en lutte et de responsables
syndicaux, associatifs et politiques.
Avec la participation et le soutien de : Alternatifs, l’Amuf, des comités Attac d’Ile-de-France, UD CGT, l’UGIFF-CGT, Collectifs parisiens du 29 mai, EGSAM, Forces militantes Paris, FSU 75, Info-impartiale, LCR Paris, Mars, MRC Paris, PCF Paris, PRS Paris, Résistance Sociale, SNCA e.i.l,, La Sociale, Sud Energie, Sud PTT, UFAL Paris, UNRPA, L’union syndicale de la psychiatrie (USP), Les Verts Ile-de-France, coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités...
A Paris, en Ile-de-France comme en Province, les services publics concernent tout le monde :
>
Ils nous permettent de choisir notre avenir : ne dépendant pas
d’activités marchandes, ils permettent des choix collectifs en termes
de télécommunication, de transports, d’éducation, d’énergie, de santé ,
etc.
>
Ils sont facteurs d’égalité : 100 ans après l’abolition des privilèges
et l’affirmation de l’égalité des droits, les services publics ont été
inventés pour réaliser concrètement cette égalité malgré la persistance
des inégalités sociales et culturelles. Chacun doit pouvoir accéder à
ces services quels que soient ses revenus et son lieu d’habitation !
> Ils favorisent l’intégration des différentes composantes de la société par la mixité sociale et culturelle.
C’est pour ces raisons que les Services Publics sont nécessaires à la mise en place d’une société solidaire se réclamant des valeurs républicaines de laïcité, de liberté, d’égalité et de fraternité.
Or ces services publics disparaissent peu à peu par les privatisations et les démantèlements voulus par les gouvernements successifs, les institutions européennes, le Fond monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce notamment à travers l’Accord général sur le commerce et les services.
IL EST DONC PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE DE NOUS UNIR ET DE NOUS MOBILISER AFIN DE LUTTER, AUJOURD’HUI ET MAINTENANT, POUR DEFENDRE ET DEVELOPPER LES SERVICES PUBLICS.
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Pour préparer la journée du 10 juin,
« TROIS DEBATS POUR QUE VIVENT LES SERVICES PUBLICS A PARIS »
> le jeudi 1er juin de 19h30 à 21 h 00 dans le 13ème ARRDT
« De la maternelle à la faculté : une éducation pour tous ! » Ecole élémentaire 16 rue Wurtz 75013 PARIS Métro : Glacière
> le mardi 6 juin de 19h30 à 21h dans 14ème ARRDT
« Quel avenir pour la santé publique ? » Ecole élémentaire 46 rue Boulard 75014 PARIS Métro : Mouton Duvernet
> le jeudi 8 juin de 19h30 à 21h 11ème ARRDT
« L’avenir du service postal à Paris » Salle des mariages de la Mairie du 11ème Métro : Voltaire-Léon Blum
Contact : services.publics@wanadoo.fr Adresse : CDDSP 75, 44 bis rue Philippe de Girard, 75018 Paris Téléphone : 06 74 79 05 10
Expulsion d’enfants de « sans papiers » : quelle honte !
La FCPE est scandalisée par l’intervention hier de la police dans une école maternelle de la Sarthe pour y soustraire deux enfants dont la mère était en situation irrégulière et les expulser immédiatement.
La FCPE est scandalisée par l’intervention hier de la police dans une école maternelle de la Sarthe pour y soustraire deux enfants dont la mère était en situation irrégulière et les expulser immédiatement. Le jour même, le ministre de l’Intérieur se répandait dans la presse pour annoncer qu’il ferait preuve de clémence à l’égard des enfants en situation irrégulière scolarisés. Quel cynisme éhonté !
Une fois de plus, la circulaire du 31 octobre du même ministre de l’Intérieur est bafouée !
Une fois de plus, le droit à l’éducation pour tous est dénié !
Ces enfants étaient bel et bien scolarisés en France au moment de leur arrestation. A moins peut-être que les services du ministre de l’Intérieur ne considèrent pas la maternelle comme une véritable école ?
La mesure annoncée hier par le ministre de l’Intérieur à grands renforts médiatiques ne concernera qu’une petite minorité d’enfants de familles en situation irrégulière. De plus, elle établit une discrimination entre ceux qui auront la chance de remplir les conditions fixées et les autres. S’agirait-il d’une mise en œuvre du principe « diviser pour mieux régner » ?
La FCPE n’est pas dupe de telles annonces. Sa détermination est même renforcée par ce genre de méthodes. Elle ne baisse pas la garde et maintiendra toute sa vigilance cet été aux côtés du RESF, puisqu’une fois de plus le gouvernement pense profiter de la période estivale pour faire passer des mesures en catimini.
La motion adoptée par le congrès national de la FCPE, réuni à Périgueux du 3 au 5 juin, est plus que jamais d’actualité :
« Fidèle à ses valeurs et ses engagements, la FCPE refuse que les droits des enfants soient bafoués :
- Droit de vivre en famille,
- Droit à l’éducation.
Après le 30 juin 2006, le gouvernement risque d’expulser massivement des enfants scolarisés.
La FCPE réunie en congrès national :
-
déclare apporter son soutien à ses adhérents et à toutes les personnes
qui protègeront, par tous moyens, ces enfants en danger.
- exige la régularisation des jeunes majeurs scolarisés et des familles sans papiers ayant des enfants scolarisés. »
La convention internationale des droits de l’enfant est valable pour tous les enfants !
20 mars 2006
Interview Laurent Mucchielli, sociologue, chercheur au CNRS, auteur notamment de Violences et insécurité. Fantasmes et réalités
Interview
Laurent Mucchielli, sociologue, chercheur au CNRS, auteur notamment de
Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat français (La
Découverte, 2002) et Quand les banlieues brûlent. Retour sur les émeutes de
novembre 2005 (La Découverte, 2006, avec Véronique Le Goaziou).
1) L'expérience tentée dans
les hauts de seine, concernant la présence de policier dans les écoles, répond
t-elle au problème de violence, d'absentéisme interne aux établissements
scolaires ?
Distinguons les deux problèmes. Sur la violence à
l'école, lorsque des faits graves se produisent à l'intérieur d'un établissement
scolaire (par exemple : des coups avec blessures, des trafics de drogues, des
vols de matériel informatique), il est tout à fait normal et souhaitable que la
police jour son rôle de répression de la délinquance, procède à des enquêtes et
à des interpellations. Mais, en réalité, ce que l'on appelle "violence à
l'école" est la plupart du temps constitué de faits peu graves tels que des
petites dégradations, des tags, des bousculades, des bagarres de gamins, des
petits vols sur particuliers. Ces problèmes ne sont pas nouveaux en soi (un seul
exemple : les bagarres dans la cour de récréation sont vieilles comme les cours
de récréation). Et même si certains établissements en connaissent beaucoup plus
souvent que d'autres, les enquêtes montrent que la plupart de ces problèmes sont
gérables en interne, si les équipes éducatives et l'administration scolaire sont
solidaires et organisés. Avoir une bonne équipe de surveillants qui connaissent
bien les élèves et jouent leur rôle de contrôle et de médiation est également
fondamental. Le problème est surtout ici que certains établissements ont
aujourd'hui tendance à vouloir se décharger de cette gestion interne des
désordres de la vie scolaire. Et le climat sécuritaire ne peut que les y
encourager. Quant à la question de l'absentéisme interne, il faut être très
clair : c'est un problème éducatif, et apporter une réponse policière à un
problème éducatif est par définition une erreur et même une aberration. On
ferait mieux de s'interroger sur les raisons pour lesquels certains jeunes ne
voient plus aucun intérêt à aller en classe. Et travailler à partir de là.
2) Quel est l'objectif réel de cette mesure
?
Nous vivons une époque de grand malaise social et de forte
inquiétude sur l'avenir. Tous les milieux sociaux et toutes les générations le
ressentent. Les plus âgés ont peur de la jeunesse. Mais ce malaise et cette
inquiétude concernent au premier chef les jeunes, ceux des quartiers populaires
qui ont alimenté les émeutes de novembre dernier aussi bien que ceux qui
défilent aujourd'hui contre le CPE. Le problème est que la réponse politique
actuelle est celle de l'affichage sécuritaire, des déclarations de fermeté et de
la volonté de garantir l'ordre. On espère ainsi rassurer l'opinion et s'attirer
sa sympathie électorale. L'annonce de la présence policière dans les
établissements scolaires s'inscrit dans cette logique
d'affichage.
18 mars 2006
Diaporama de la manifestation de jeudi
17 mars 2006
La manifestation dans la presse
Manifestation à Clichy contre la présence du policier référent au collège
12:02:45 Cent cinquante parents d'élèves et professeurs ont manifesté jeudi matin dans les rues de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) contre la présence de policiers référents dans deux collèges de la ville, a-t-on appris de source policière et auprès des manifestants.
La manifestation s'est déroulée dans le calme, de 08H00 à 09H30, les manifestants scandant "De Robien des sous, Sarkozy lâche-nous" ou encore "Notre référence c'est l'éducation, notre préférence c'est la prévention".
Douze collèges des Hauts-de-Seine (5 à Courbevoie, 5 à Antony, 2 à Clichy) ont été sélectionnés pour expérimenter un "protocole départemental visant à renforcer la sécurité", projet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, également président du conseil général du département. Ce projet a vocation, après évaluation, à être étendu à l'ensemble du pays.
A Clichy, les conseils d'administration des collèges Jean-Jaurès et Jean-Macé se sont prononcés contre ce système à une large majorité.
"Il n'y a pas une situation qui corresponde à ce besoin, les surveillants font très bien leur travail dans les collèges. Ce sera plus une source de conflit qu'autre chose", a déclaré Philippe Nicolas, président de l'union locale des parents d'élèves FCPE deClichy.
"S'il y a des décisions à prendre au niveau des collèges, ce serait plutôt au ministre de l'Education de les prendre. M. Sarkozy avait déclaré que seuls les collèges volontaires expérimenteraient ce système. Or les conseils d'administration des deux collèges de Clichyconcernés ont dit non, et malgré tout le processus continue", selon M. Nicolas.
© AFP.
16 mars 2006
Rassemblement ce matin des parents et enseignants contre la présence de policier au collège
12 mars 2006
Rassemblement Jeudi 16
Jeudi 16 mars 2006 à 8h15
devant le collège Jean Macé
avant de nous diriger vers la Mairie de Clichy.
Les collèges de clichy s'opposent à la présence d'un policier référent !
Appel sur France Inter le 10 mars sur le répondeur de "Là-bas si j'y suis", l'émission de Daniel Mermet.
Ecoutez la première partie de l'Appel - La deuxième partie
Pétition
FCPE
UNION LOCALE CLICHY
92
Non à la présence régulière d’un policier dans les collèges !
L’Education est la meilleure arme contre la violence.
C'est de personnels qualifiés dont le collège a besoin !
Au prétexte d'y "renforcer la sécurité", les élus de la majorité du Conseil général des Hauts-de-Seine ont adopté le protocole présenté par Nicolas Sarkozy le 24 février, permettant l'installation "à demeure" d'un policier dans 12 collèges des Hauts-de-Seine à partir du 1er mars.
Ces établissements des villes de Clichy, Courbevoie et Antony pourraient ainsi "expérimenter" ce dispositif, sur demande du chef d'établissement, en vue d’une généralisation à l’ensemble du département (après six mois). Dans ces collèges, ni l’équipe éducative, ni le Conseil d’Administration n’ont été consultés, mais 4 Conseils d’Administration viennent, préventivement, de se prononcer contre le dispositif.
Les missions confiées au policier "référent" (article 4 du protocole signé par l’Inspecteur d’académie, le Préfet, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique et le Président du Conseil général.), affichent des prétentions à la prévention (rappel aux règlements, participation à certains conseils d’administration et réunions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté ou "conseil en sécurité", sous la responsabilité du chef d'établissement), mais sont surtout directement liées à la fonction policière de répression : signalement d’incidents, instruction directe de plaintes suite à des « infractions » commises dans l’établissement, intervention auprès des élèves pour faire cesser tout trouble ou différent (article 5).
Elles n’apportent rien de plus en matière de prévention aux actions déjà initiées dans le cadre des Comités locaux de sécurité et de prévention (auxquels participent élus et principaux de collège), où des officiers de prévention interviennent déjà pour informer les élèves des rapports aux lois et aux infractions pénales.
Elles ne correspondent pas non plus aux missions habituelles des fonctionnaires de police, formés au travail en équipes. Ces fonctionnaires eux-mêmes ne souhaitent pas être envoyés dans les collèges pour y faire du chiffre sous forme de rapports et de procès-verbaux.
Ce dispositif, parce qu'il s’inscrit dans une politique sécuritaire stigmatisante pour les jeunes, entraînerait de graves confusions de repère en matière d’autorité et porterait atteinte aux missions éducatives de l’ensemble des personnels de l’Education Nationale (enseignants, chef d’établissement, vie scolaire). Il serait préjudiciable aux relations de confiance et à la sérénité nécessaires aux apprentissages.
Il constitue enfin une véritable provocation, alors que le gouvernement diminue encore le nombre d'adultes qualifiés dans les établissements : suppressions de milliers de surveillants et aides-éducateurs en trois ans, recours aux emplois précaires, baisse dramatique de postes aux concours de recrutements, diminution de dotations horaires dans tous les collèges et manque criant de postes d’infirmières, d’assistantes sociales, de conseillers d’orientation-psychologues, de conseillers principaux d’éducation.
Les signataires demandent le retrait de cette mesure. Ils réclament des moyens accrus en personnels qualifiés, pour permettre au collège de remplir ses missions :
contribuer à l’éducation, la formation et à la qualification des jeunes.
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NOM |
QUALITE | SIGNATURE |
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Les collèges de clichy s'opposent à la présence d'un policier référent !
UNION LOCALE FCPE CLICHY
Le 24 février dernier le Conseil Général des Hauts de Seine, a décidé qu’un policier du commissariat de Clichy serait détaché de ses autres fonctions pour être présent régulièrement sur les deux collèges de la ville.
Il s’agit d’une expérience, pour 6 mois, qui sera appliquée également à Antony et à Courbevoie avant d’être généralisée à tout le département.
Il est question de renforcer la sécurité au sein des collèges.
La sécurité est-elle à ce point dégradée dans les collèges de Clichy, qu’il soit nécessaire d’y établir un policier ?
Les enseignants, les principaux, les conseillers d’éducation, les surveillants, les médiateurs et les assistants sociaux sont-il dépassés par les événements ?
Non, en aucun cas !
Les conseils d’administration des collèges Jean JAURES et Jean MACE se sont opposés à la présence régulière d’un policier dans les collèges. En effet :
Rien dans un collège ne justifie la présence régulière d’un policier en uniforme et armé. Des officiers de prévention interviennent déjà ponctuellement auprès des collégiens pour les sensibiliser aux lois qui les protègent.
Pour assurer efficacement leur mission d’éducation et de prévention, les collèges ont besoin d’un renforcement des équipes en place. La présence régulière d’un policier est une provocation à l’heure où le gouvernement supprime des moyens humains dans les établissements.
Le travail quotidien mené jusqu’à présent par l’ensemble des personnels s’en trouve discrédité et bafoué. L’autorité de la communauté éducative, y compris celle des parents, est remise en cause.
Le message adressé aux jeunes va à contresens de la philosophie éducative. Ne risquent-ils pas de se sentir considérés comme des délinquants en puissance que la police doit surveiller jusque dans l’Ecole parce que ceux qui sont chargés de les y encadrer ne sont pas à la hauteur ?
Le collège est, aujourd’hui, un lieu de tolérance et de respect de la vie privée. Cette confiance existante sera mise à mal. Le collège n’est pas une annexe du commissariat !
Malgré cette opposition des conseils d’administration, les autorités veulent appliquer la décision prise par le Conseil Général.
Afin de montrer que les parents, les enseignants et les autres personnels des collèges refusent la présence régulière d’un policier dans les collèges, nous nous retrouverons :
Jeudi 16 mars 2006 à 8h15
devant le collège Jean Macé
avant de nous diriger vers la Mairie de Clichy.





